"La matière porte en elle l'origine du mouvement et du changement mais elle prend forme et devient image avec l'intervention de la pensée", Physique d'Aristote.
"La grandeur de l'artiste ne se mesure pas d'après "les beaux sentiments" qu'il éveille mais d'après le degré qu'il met à s'approcher du grand style. Ce style a cela de commun avec la grande passion qu'il dédaigne de plaire, qu'il oublie de persuader, qu'il veut se rendre maître du chaos que l'on est soi-même. Contraindre son chaos à devenir forme, à devenir logique, simple, sans équivoque, mathématique, loi : c'est là la grande ambition", Nietzsche, Humain trop humain.
"Je n'obéis à aucune intention, aucun système, aucune tendance, je n'ai ni programme, ni style, ni prétention", Gerhard Richter.
"Après avoir vu les grands maîtres, il faut se hâter d'en sortir et vérifier en soi les instincts, les sensations qui résident en nous", Cézanne.
"De même que le rôle du poète consiste à écrire sous la dictée de ce qui pense, ce qui s'articule en lui, le rôle du peintre est de cerner et de projeter ce qui se voit en lui", Max Ernst.
"Tout ce que j'ai fait avant 70 ans est sans valeur", Hokusaï.
"Quand je suis dans mon tableau, je ne suis pas conscient de ce que je fais parce qu'un tableau a sa vie propre. J'essaie de la laisser émerger", Pollock.
"C'est ce que je fais qui m'apprend ce que je cherche", Soulages.
"Il faut peindre pendant 10 ans pour rien", Van Gogh.
"L'importance d'un artiste se mesure à la quantité de nouveaux signes qu'il introduit dans le langage plastique", Matisse.
"Le peintre amateur qui pose pour la première fois sur le papier son crayon ou son pinceau, semble plus ou moins dans le même état d'esprit que le patient à ses débuts sur le divan pschanalytique. Les deux étapes, tant psychanalytique que créatrice, semblent exiger des conditions extérieures et intérieures similaires. Il y faut les mêmes "circonstances dans lesquelles il est sans danger d'avoir l'esprit ailleurs" (c'est-à-dire où la logique et la raison conscientes sont absentes de l'esprit). On rencontre la même répugnance à transgresser au-delà des limites rassurantes du processus secondaire et à "accepter le chaos comme une étape temporaire". La même crainte de la "plongée dans la non-différenciation et l'incrédulité dans les "forces organisatrices spontanées" qui émergent , une fois que la plongée est entreprise. On rencontre surtout la même terreur de l'inconnu", Anna freud, préface à "Rêver Peindre" de Marion Milner.
